Référencement IA : être cité par ChatGPT, Perplexity et Google
Les moteurs de réponse ne classent pas des pages, ils en choisissent quelques-unes pour appuyer leur réponse. Voici comment ils choisissent, ce qui se travaille, et ce qui ne sert à rien, avec nos relevés de ChatGPT à l’appui.
Les moteurs de réponse et leurs sources
Tous suivent le même schéma : chercher des pages, en lire quelques-unes, rédiger une réponse et citer ce qui l’appuie. Ce qui change, c’est l’index dans lequel ils cherchent, et donc le robot qui doit pouvoir lire votre site.
| Moteur | Sources | Robot |
|---|---|---|
| ChatGPT | recherche web appuyée sur des moteurs tiers ; liens en sources et, sur les questions locales, bloc d’entreprises avec notes | OAI-SearchBot |
| Perplexity | réponse avec sources numérotées, visibles à côté du texte | PerplexityBot |
| Aperçus IA et Mode IA de Google | construits sur l’index de Google ; en France depuis le 22 juillet 2026 | Googlebot |
| Copilot | construit sur l’index de Bing | Bingbot |
Ce que nos relevés disent des sources
Monitor GEO relève les réponses de ChatGPT trois fois par jour. Sur les 7 249 réponses relevées du 13 septembre au 7 octobre 2026, à des questions surtout posées par des entreprises qui cherchent des clients, voici qui ChatGPT cite.
- 90 %
- des liens vont à des sites d’entreprises ou spécialisés
- 6,3 %
- vont à pagesjaunes.fr, la source la plus citée
- 2 sur 3
- citations passent par le bloc d’entreprises locales
Sur ces questions, Wikipédia, Reddit et les réseaux sociaux ne sont presque jamais cités : quelques citations sur plus de 28 000 liens. Les conseils qui en font la clé du référencement IA valent peut-être pour des sujets grand public ; pour une entreprise, ce sont son site, ses fiches et les annuaires de son métier qui comptent. Les sites publics (2,1 % des liens pour les sites en gouv.fr) reviennent sur les questions réglementaires.
Les cinq chantiers du référencement IA
- Laisser passer les bons robots. OAI-SearchBot pour ChatGPT, PerplexityBot, Googlebot et Bingbot. Bloquer GPTBot ou Google-Extended n’empêche pas d’être cité : ils servent à l’entraînement des modèles, et Google précise que Google-Extended n’a aucun effet sur la recherche. Le détail est dans les robots d’OpenAI.
- Être indexé, chez Google et chez Bing. Search Console d’un côté, Bing Webmaster Tools de l’autre, avec un sitemap à jour. IndexNow signale une nouvelle page à Bing dès sa publication, sans attendre le passage de son robot.
- Publier des pages qui répondent. Une question, une réponse vérifiable : prix, zone servie, délais, références, dates. Une page qui dit clairement « nous intervenons dans tel secteur, à partir de tel prix » se cite mieux qu’une présentation générale.
- Soigner ses sources tierces. Fiche d’établissement complète, avec des avis récents, et présence dans les annuaires de son métier. Sur les questions locales, c’est le premier canal de citation : voir les fiches Google derrière les réponses locales.
- Mesurer. Relever les réponses à vos questions, plusieurs fois par jour, pendant des semaines. Sans cela, impossible de savoir ce qui a marché : lancer un audit gratuit.
Ce qui ne sert à rien
Le guide de Google sur la recherche IA, publié en mai 2026, range parmi l’inutile le découpage artificiel des pages en blocs, la réécriture spéciale pour les IA et le fichier llms.txt. Nos relevés vont dans le même sens pour ce dernier : voir llms.txt, faut-il en avoir un. Le fond du sujet, définitions et méthode de mesure, est dans le guide du GEO.
Pour aller plus loin
- Aperçus IA de Google en France : ce qu’ils prennent, et comment y être cité
- llms.txt : à quoi sert ce fichier, et faut-il en avoir un ?
- GEO ou SEO : ce qui change vraiment
- Quand un annuaire est cité à votre place
- GPTBot, OAI-SearchBot, ChatGPT-User : les robots d’OpenAI
- Cité ou seulement nommé : que valent les mentions sans lien ?
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